Témoignage de Christian Kadi

Témoignage de Christian Kadi

 

Je n’ai pas eu le privilège d’être élevé dans un foyer normal, puisque ma mère était une femme de mauvaise vie, et je n’ai pas connu mon

père. Plus tard, ma mère s’est mariée à un homme alcoolique ; elle aussi l’était. Cet homme me détestait parce que je n’étais pas son fils :

il manifestait de la haine envers moi en me frappant sauvagement. Un jour, j’avais cinq ans, il m’attacha avec des lanières de cuir à une

poutre et me frappa violemment avec une cravache. Une autre fois, il prit un balai, m’en asséna de coups sur la tête jusqu’à me faire perdre

connaissance, le cuir chevelu coupé, et tout ensanglanté.

 

 

Un soir où je rentrais de l’école, il m’attendait avec un énorme couteau planté sur la table et une corde. Il me dit : « Ce soir je vais te couper la tête. »

Dans ce foyer lié par Satan, mes oreilles ont entendu ce que les oreilles d’un enfant ne devraient pas entendre, et mes yeux ont vu des choses impures, souillées, ce que les yeux d’un enfant ne devraient jamais voir.

 

Mon corps était constamment couvert de bleus, de contusions diverses, parce qu’il me frappait jusqu’à ce que le sang coule.

Ma nourriture, il fallait que je la trouver : je la cherchais dans les poubelles et les tas d’ordures. J’étais livré à moi-même. Les voisins se sont aperçus du manège et ont déposé une plainte auprès des services compétents de l’enfance.

 

Bien vite les services sociaux furent sur les lieux, ainsi que la police. En l’espace de quelques jours je fus retiré et placé à l’Assistance Publique. Je fus mis dans un orphelinat avec d’autres enfants qui étaient comme moi, ou sans parents. Dans cet établissement j’étais reconnu comme étant une forte tête car rien ne me faisait peur : je cassais les carreaux, frappais mes camarades, je volais, je me déchaînais et faisais des fugues.

 

Les services sociaux me placèrent alors chez une nourrice. Cette femme était gentille, elle me nourrissait bien, s’occupait bien de moi, mais ce qui me manquait c’était de connaître l’ambiance d’un foyer et particulièrement l’amour maternel que rien ne peut remplacer. Le maître d’école me disait souvent : « Tu finiras ta vie en prison... » car dans mon cœur il y avait de l’instabilité et de la haine.

 

À l’âge de 14 ans, je fus mis chez un patron pour travailler : je n’y restai que quelques jours. Je rencontrai dans la rue une bande de jeunes blousons noirs. Bien vite je me joignis à eux, là je me sentais bien. A cette époque je commençais à commettre quelques délits ; je fus arrêté par la police et placé dans une maison de redressement où je fus en contact avec des durs qui me montrèrent comment commettre des délits plus importants. Bien vite je mis leur enseignement en pratique, fis une fugue, et retrouvai mes anciens camarades. Avec eux, je descendais dans les bals, les fêtes foraines, les boîtes de nuit, cherchant la bagarre aux gens qui venaient pour se distraire.

 

Nous étions armés de chaines de vélos, ceinturons à clous, couteaux à cran d’arrêt, et cela se terminait mal.

À ce régime, je fus une nouvelle fois arrêté et conduit en prison. C’est toute ma jeunesse que je passai ainsi. Je fis plusieurs années de prisons et, à l’âge de 18 ans j’avais neuf condamnations sur le dos. Le juge me disait : « Vous ne vous en sortirez jamais. » Et plus on m’enfermait, plus j’avais envie de faire le mal, de massacrer les gens qui composaient la société.

 

Dans ces maisons d’arrêt, je me qualifiés de plus en plus, car ce sont bien souvent des écoles du crime.

 

Un jour, je pris la décision qu’il fallait que ma vie change, et je crois que chaque personne a dans sa vie ce désir. Je résolus de me marier (j’avais 18 ans et demi). Je rencontrai une jeune fille et un mois après nous étions mariés. Au début c’était tout nouveau, tout beau. Mais bien vite je fus encore arrêté et placé en prison pour plusieurs mois. La vie était vraiment un enfer pour moi et bien souvent je désirais mourir. J’avais de grosses dettes que je ne pouvais rembourser et je me voyais perdu. Alors je continuai à boire plus que d’ordinaire et je devins de plus en plus violent, faisant des scènes de ménage et tout ce que cela comporte. Mais ce que je ne savais pas, c’est que Dieu m’aimait : je ne m’étais jamais intéressé à Lui, mais Lui s’intéressait à moi. J’eus un accident. Je reçus sur la tête et sur la colonne vertébrale une botte de ferraille de 500 kilos. Je fus relevé avec des lésions multiples, des fractures de la colonne vertébrale et du crâne. A la suite de cela je fis des crises d’épilepsie très graves. Je tombais plusieurs fois par jour dans des comas de plusieurs heures, j’étais très près de la mort. Je consultais des professeurs de Paris : ils me donnaient un traitement (gardénal, valium, etc.) sans aucun résultat. Avec l’alcool que je buvais je devenais un malade mental par moment et je fus mis en hôpital psychiatrique. Mais lorsque je sortais, j’étais toujours dans le même état. Un jour, je fis une crise dans la rue. Quand je revins à moi, il y avait un homme que se mit à me parler de guérison miraculeuse par la foi en Jésus-Christ. Mes pensées étaient autres et mes idées étaient « Ni Dieu, ni maître. » Cet homme avait de la persévérance : il revint, me donna une Bible, et m’invita à des réunions où l’on prêche l’Evangile. Pour qu’il me laisse tranquille, je lui promis d’y aller, ais je n’en avais pas du tout envie.

 

Quatre mois plus tard, je vis revenir cet homme à mon domicile. Ce qui est remarquable c’est qu’il ne savait ni mon nom, ni mon adresse : il a prié et Dieu l’a conduit chez moi. Il a insisté pour que j’aille aux réunions, et il m’a dit : « Maintenant, tu es libre de faire ce que tu veux. » Après beaucoup d’hésitations, je me décidai d’aller à une réunion évangélique où j’arrivai à la fin. Le pasteur pria pour moi en m’imposant les mains selon l’ordre de Jésus (Marc 16 :18) et il ne se passa rien. Je revins la fois suivante, et dans la prédication, le serviteur de Dieu, sans connaître rien de ma vie, me la dévoila. Ce qui me frappait dans cet homme, c’était que quand je lui parlais avec un vocabulaire ordurier, il me répondait avec amour. Dieu commença à travailler mon cœur. Je compris que j’étais un pécheur misérable et je fis cette prière : « Seigneur, cet homme a dit que tu étais vivant, révèle toi à moi. »

Et Il le fit. Il se passa quelque chose d’inexplicable. Je fus rempli de joie, de paix, et je me mis à pleurer, chose que je n’avais pas l’habitude de faire.

A partir de ce moment, tout changea. Ma vie fut transformée, mon cœur malade fut guéri, mon foyer connut le bonheur et l’équilibre. La violence, la haine sortirent de mon cœur et je recommençai une vie nouvelle. Ce message d’amour de l’Évangile a bouleversé ma vie. Chaque jour le Christ vivant me donne la joie de Son Salut et de cette espérance d’être un jour avec Lui pour l’Eternité. Il est vraiment un Sauveur Parfait et Merveilleux.

Et maintenant, ayant été retiré de la misère et de la boue, j’apporte aux hommes cette Bonne Nouvelle d’un Dieu Vivant et Agissant, parce que je sais quelle est la Seule Solution à leurs problèmes

 

Source : C.V.A. -Nice

 

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